150e de l'enseignement agricole au Canada

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LES PUBLICATIONS
DU 150e

Livre

Vous rappelez-vous que...

 

10 mai: la Saint-Isidore

 Patron de l'École d'agriculture de Sainte-Anne depuis le 4 octobre 


1er mai: Plantation de mai

Fête pour honorer le seigneur de la seigneurie


25 avril: Saint Marc et les rogations

À la Saint-Marc, la procession prend le champs

Dans le calendrier liturgique catholique, nombreuses sont les fêtes coïncidant avec des moments forts des cycles naturels. Noël correspond au solstice d’hiver et la Saint-Jean, à celui de l’été. Pâques, fête catholique par excellence, concorde avec le retour du printemps. Célébrée le 25 avril, la Saint-Marc établit, pour sa part, un lien explicite avec l’activité agricole. Au cours de cette fête, le prêtre bénit les semences, symbole de vie et de renouvellement de la nature.

Un peu d’histoire
Depuis l’Antiquité, les Romains invoquent les dieux pour la protection des récoltes. Leurs rites du printemps laissant place à certains débordements, les catholiques souhaitent les remplacer au 4e siècle par des rituels plus conformes à leurs valeurs. Ils invoquent Dieu par des prières, des litanies et des processions, traditionnellement pratiquées lors des Rogations ou à la Saint-Marc.

Dans les paroisses québécoises, la procession de la Saint-Marc a un long rituel. Elle débute à l’église, avant la messe. Après avoir chanté Exsúrge, Dómine, ádjuva nos, et libera nos propter nomen tuum* et entamé quelques lignes des grandes litanies, la procession se met en branle. Le thuriféraire marche devant, la croix de procession suit, entourée de deux acolytes portant des chandeliers. La foule se tient sur deux colonnes, les jeunes filles prenant place derrière la croix, suivies des garçons, des hommes et du clergé, l’officiant étant placé en dernier. Les magistrats et les notables, puis les femmes mariées, ferment la marche. La couleur portée par le clergé est le violet, symbole de pénitence.

Le trajet qu’emprunte la procession permet d’embrasser du regard tous les champs de la paroisse. Tout en récitant des litanies et des prières, les participants plantent parfois en bordure des champs de petites croix bénites qu’on appelle des croix de semences. De retour à l’église pour la messe, une bénédiction spéciale est réservée aux graines déposées par les fidèles sur l’autel dans des sacs ou des coffrets. Les graines de jardin, de céréales et de fleurs deviennent alors des graines bénites.

Le temps des semences
Quand vient le moment de semer, le cultivateur se signe. Il demande à un enfant de disperser les premières graines aux quatre points cardinaux ou de les enfouir une à une dans la terre. Lorsque tout est terminé, le fermier sort les graines bénites et les disperse dans son champs.

Plusieurs légendes encouragent à croire en l’efficacité de ces rituels. L’une d’elles concerne un petit haricot qu’on appelle le haricot du saint sacrement. Il y a très longtemps, dans un petit village, la Saint-Marc avait été si pluvieuse que la procession avait dû emprunter les champs fraîchement ensemencés plutôt que les chemins. Des deux fermiers approchés pour permettre le passage de cette procession, un seul accepta. Bien entendu, à la fin de l’été, c’est lui qui fit la meilleure récolte et ses fèves portaient toutes une marque couleur «sang de boeuf». Selon certains, cette marque avait la forme d’un ostensoir. Le haricot fut donc baptisé «haricot du saint sacrement». On peut se le procurer encore aujourd’hui.

*En français, on peut traduire cette antienne par «Debout, Seigneur, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour».

Sources:

BALDESCHI, Giuseppe. Petit cérémonial selon le rite romain: à l’usage des églises de la province ecclésiastique de Québec, extrait du cérémonial, s. l., s.n., 1853, 281 p.

DESDOUITS, Anne-Marie. «Au rythme des fêtes et des saisons», Cap-aux-Diamants, no 26, été 1991, pp.10-13.

PROVENCHER, Jean et Johanne BLANCHET. C’était le printemps: la vie rurale traditionnelle dans la vallée du Saint-Laurent, Montréal, Boréal Express, 1980, 236 p.

SAUVAGEAU, Thérèse. Au matin de notre histoire: souvenirs de nos ancêtres, Sainte-Foy, Anne Sigier, 1992, 223 p.


 2 février: La chandeleur

Avant même le christianisme, les Celtes célébraient le retour de la lumière. Bénédiction des cierges à l'église. Journée de la marmotte origine probablement de la France.


 6 janvier: Les Rois

Fête qui remonte à l'Antiquité. On élisait un roi du festin en dérision pour la royauté.


La guignolée du 31 décembre

On ramasse des dons (à l'époque habituellement en nature) pour les pauvres. Coutume venant de l'époque des druides ou des Phéniciens.


 La Quête de l'Enfant Jésus

Entre Noël et le Jour de l'An, les trois marguilliers (nombre qu'il y avait à l'époque), font la quête avec le curé. On donne des offrandes en nature, viande, laine, tabac, céréales, etc.

Le curé en profite pour bénir chaque famille. 


La Sainte-Catherine se célèbre le 25 novembre !

Catherine, vierge chrétienne, aurait vécu à Alexandrie, subi le supplice de la roue et eu la tête tranchée vers: 307, sur l'ordre de l'empereur romain Maxence qui, avait vainement tenté de l'épouser.

Son culte, tardif et légendaire, se serait répandu en Occident grâce aux Croisés. Elle devient alors la patronne des jeunes filles.

Au Moyen Âge, à l'occasion de certaines cérémonies, on entreprend de vétir et de coiffer les statues des saints et des saintes se trouvant dans les églises.

Sainte Catherine, dont le nom Catharina signifierait vierge en grec, étant la patronne des jeunes filles, ne peut alors être parée et coiffée que par une pucelle.

Cette mission honorifique, recherchée des toutes jeunes filles, n'est pas de celles que l'on désire toutefois conserver longtemps, sous peine d'être l'objet de moqueries.

Et, de fait, très rapidement, souvent par dérision, on en viendra à dire au sujet des femmes célibataires qu'elles refusent mari pour «coiffer sainte Catherine».

L'expression demeurera dans le langage populaire: on dira de toute célibataire qui atteint 25 ans qu'elle coiffe sainte Catherine.

La Sainte-Catherine ne se passe pas sans «tire ». 

On raffole de cette friandise de sucre et de mélasse bouillis, appelée «tire Sainte-Catherine» ou «tire à la mélasse».

Cette tradition remonte probablement au Régime français.

Des auteurs affirment que Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, aurait mis au point la recette de cette sucrerie.

«La bonne religieuse aurait inventé le bonbon du pays, pour attirer à elle les petits sauvages qu'elle voulait instruire, et comme les jeunes Indiens s'y laissaient prendre comme des oiseaux à la glu, soeur Bourgeoys aurait baptisé le sucre ainsi préparé et qui attirait si bien du nom de lire.» 

Cette interprétation tient cependant de la légende.  En fait, la dénomination de tire Sainte-Catherine viendrait tout implement du fait que le mélange d'ingrédients mis à cuire, puis refroidi, est étiré aussi vivement et aussi longtemps que possible, devenant alors d'un beau jaune clair.

Tiré du livre de Jean Provencher C'était l'automne
Mille mercis à Mme Pierrette Maurais des Archives de la Côte-du-Sud et
du Collège de Sainte-Anne pour la recherche !